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Publié le 28 décembre 2019

Les 12 fiches moto de l'examen du plateau

Voici la liste des 12 fiches du permis moto :

1. Le risque routier en moto / le comportement en présence d’un accident
2. Cas d’accidents les plus caractéristiques
3. Les facteurs de risque en moto
4. La prise de conscience des risques
5. La conduite préventive
6. L’équipement
7. Les éléments mécaniques du motocycle lié à la sécurité
8. L’assurance
9. L’alcool, les stupéfiants
10. La fatigue, la route de nuit
11. Vitesse et freinage
12. Stabilité et trajectoire
 

FICHE MOTO N°1 : LE RISQUE ROUTIER EN MOTO ET COMPORTEMENT EN PRÉSENCE D’UN ACCIDENT

LES INTERROGATIONS ORALES DU PERMIS MOTO, FICHE 1/12

LES 4 QUESTIONS DE LA FICHE N°1
Posées par l'inspecteur à l'examen du permis de conduire moto

- Le risque routier moto ?
- Les accidents mortels en moto ?
- Gravité ?
- Comportement en présence d’un accident ?

LE RISQUE ROUTIER EN MOTO

Les motocyclistes représentent moins de 2 % du trafic mais près de 20% des tués.
Ils sont impliqués dans près d’un accident corporel sur quatre.
Cela représente pour la seule année 2015 (*) :

  • 5 514 blessés hospitalisés
  • 614 décès

A kilométrage égal un conducteur de moto a 23 fois plus de risque d’être tué
qu’un automobiliste.

LES MOTOCYCLISTES MORTS SUR LA ROUTE (*) :

  • un tiers meurt dans des accidents sans autre usager impliqué
  • 3 décès sur 5 ont lieu en rase campagne
  • dans 9 cas sur 10 sur route sèche
  • 93 % des tués sont des hommes
  • 1 motocycliste tué sur 2 a entre 18 et 34 ans

C’est dans les 6 premiers mois après l’obtention du permis, ou dans les 6 premiers
mois de reprise de la moto après une longue interruption de pratique que le risque
d’accident mortel à moto est le plus élevé. (15 % des conducteurs de motos décédes en 2015 possèdaient un permis probatoire)

GRAVITÉ

Du fait de l'absence d'une carrosserie, le motocycliste ne bénéficie d’aucune
protection. En conséquence, il existe un risque corporel à chaque accident, à chaque
accrochage. De plus, la gravité de l'accident est fonction de la vitesse or les vitesses
pratiquées par les motocyclistes sont nettement supérieures à celles pratiquées par
les automobilistes.

Ainsi, de nombreux blessés sont susceptibles de garder des séquelles invalidantes.
Parmi les lésions les plus graves on trouve :

  • la tête (lésions cérébrales, traumatisme crânien)
  • les membres inférieurs (lésions orthopédiques avec amputation d’un
  • membre parfois)
  • la colonne vertébrale (les lésions de la moelle épinière : paraplégie ou
  • tétraplégie)

COMPORTEMENT EN PRÉSENCE D’UN ACCIDENT

Les gestes d'urgence :

  • PROTEGER
  • ALERTER
  • SECOURIR

Protéger : Signaler l'accident aux autres usagers pour éviter un sur-accident. De nuit essayer d'éclairer l'accident.

Alerter : Police ou Gendarmerie (numéro d'urgence européen : 112), lorsqu'on arrive le premier le plus rapidement. Sinon passer avec prudence pour ne pas encombrer inutilement les lieux.

Secourir : Couvrir les blessés, leur parler mais ne pas intervenir sans compétences spécialisées.

Les gestes dangereux :

  • Donner à boire à un blessé.
  • Déplacer un blessé,  (sauf nécessité immédiate : incendie,...)
  • Enlever son casque à un motocycliste

(*) source ONISR (Observatoire National interministériel de la Sécurité Routière)

 

FICHE MOTO N°2 : LES ACCIDENTS LES PLUS CARACTÉRISTIQUES

LES INTERROGATIONS ORALES DU PERMIS MOTO, FICHE 2/12

LES 2 QUESTIONS DE LA FICHE N°2
Posées par l'inspecteur à l'examen du permis de conduire moto

- Accidents en collision ?
- Accidents en solo ?

ACCIDENTS EN COLLISION

Ils sont les plus fréquents et souvent les plus graves car l’énergie cinétique libérée est bien plus importante que lors d’un choc contre un obstacle fixe.

Un choc à 50 km/h contre obstacle fixe équivaut déjà à une chute de 3 étages.
Mais un choc frontal à 50 km/h contre un autre véhicule roulant à 50 km/h est comparable à un choc à 100 km/h contre obstacle fixe, soit une chute d’une douzaine d’étages.

Les collisions sont dues essentiellement au fait que les autres usagers (les automobilistes en particulier) détectent difficilement les motocyclistes.
La nature même d’une moto, son faible gabarit notamment et sa forte capacité d’accélération sont des caractéristiques d’ensemble qui ne favorisent pas une bonne détection.

Dans ce type d’accident, il ressort principalement de la part des motocyclistes :

  • une faible expérience de la conduite
  • un attachement trop rigide au statut prioritaire
  • une vitesse inadaptée à la situation

Les plus caractéristiques :

  1. En intersection : automobiliste non prioritaire qui souhaite s’insérer dans le trafic : il ne détecte pas le motocycliste, ou apprécie mal sa vitesse et lui coupe la route.
  2. Circulation du motocycliste sur un axe prioritaire, un automobiliste arrive en face et change de direction : il ne détecte pas le motocycliste, ou apprécie mal sa vitesse et lui coupe la route.
  3. Manoeuvre de dépassement effectuée par le motocycliste quand l’automobiliste décide au même moment de tourner à gauche : il ne détecte pas le motocycliste et lui coupe la route.
  4. Collision par le motocycliste d’un autre usager à l’arrêt : non respect des distances de sécurité, inattention ou excès de confiance dans la phase de freinage.
  5. Collision par un autre usager du motocycliste à l’arrêt : motocycliste perçu troptard par l’automobiliste.
  6. Choc frontal : dépassement mal anticipé, non respect des vitesses ou mauvaise visibilité.

ACCIDENTS EN SOLO

En dehors des accidents liés à l’alcool ou à l’usage de stupéfiants il s’agit principalement d’un mauvais contrôle du véhicule en situation de négociation de trajectoire et de la mauvaise évaluation des difficultés routières rencontrées (travaux, virage mal apprécié…).

Dans ce type d’accident, il ressort de la part des motocyclistes :

  • une faible expérience de la conduite et du véhicule
  • une vitesse trop élevée pour gérer une difficulté imprévue
  • l’adoption d'une conduite à risque (ludique, compétitive, test d'un véhicule ou transgression caractérisée).

Si les "erreurs" de conduite ne sont pas plus fréquentes chez les motocyclistes, elles sont moins récupérables et leurs conséquences souvent dramatiques.

Les plus caractéristiques :

  1. Vitesse trop élevée en entrée de virage avec perte de contrôle : chute après rencontre avec un obstacle fixe, ou chute par perte d’adhérence (moto trop inclinée, revêtement soudainement glissant).
  2. Perte d’adhérence au freinage : manque de maîtrise du véhicule.
  3. Guidonnage en ligne droite : peut être dû au revêtement de chaussée mais le plus souvent à un défaut d’entretien du véhicule.
  4. Perte de contrôle suite à un écart dû à la présence d’un animal, à une mauvaise manoeuvre d’un autre véhicule, au mauvais arrimage d’un chargement (sac de sport par exemple …).

CONCLUSION

Les motocyclistes doivent connaître leurs limites de compétence, accepter d’augmenter constamment leur marge de sécurité et intégrer le fait qu’ils seront toujours les victimes de leurs erreurs ou des erreurs d’autrui, les automobilistes n’ayant pas toujours intégré ou été formés à détecter les motocyclistes dans leur recherche d’informations.